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1er accélérateur pour les entreprises de l'Indre

Fonds friches : Rosolab, 2e lauréat au Blanc

Lauréat du fonds friches comme la Communauté de Communes Brenne-Val de Creuse pour le projet Gaya, Rosobren va pouvoir lancer courant 2023 les travaux de réhabilitation de l’ancienne filature pour créer Rosolab, un lieu d’éco-conception des produits du futur à partir de nouveaux matériaux. Ou comment lier sauvegarde du patrimoine et entrée de plain-pied dans le monde de demain.
Rosolab Le Blanc ancienne usine de filature
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Jeudi 25 août 2022

Lorsque l’on regarde ce qu’il reste de l’ancienne usine de filature sur les bords de la Creuse, on ne peut qu’être surpris de savoir que ce lieu a accueilli jusqu’à 400 emplois en même temps il y a plus d’un siècle. En déshérence depuis plus de 100 ans, ce lieu emblématique de la ville de Le Blanc va reprendre vie à l’horizon 2024 grâce à l’opiniâtreté et à l’inventivité de Sébastien Ilovic, qui souhaite en faire un haut lieu de l’éco-conception en France.

Fondateur du bureau d’études ADEV (dont il vient de céder les commandes) il y a plus de vingt ans puis devenu spécialiste en conception et développement de nouvelles matières et de produits sur-mesure à base de fibres végétales en roseau avec la création de Rosobren en 2019, l’entrepreneur brennou a imaginé un grand projet éco-responsable et innovant dans ces murs qu’il a rachetés l’an passé avec la SCI 4S. « C’est Rosobren qui portera l’exploitation du bâtiment dont la vocation sera celle d’un laboratoire d’éco-conception pour les produits de demain à partir de nouveaux matériaux autres que ceux provenant de ressources hydrocarbonnées ou pétrosourcées en se servant de notre approche sur le roseau. D’où le nom Rosolab », explique-t-il.

 

Un espace propice à la créativité

 

D’une surface de 950 m² au total, ce futur local source d’innovation se divisera en quatre espaces pour une surface utile de 500 m². Le rez-de-chaussée se composera d’un accueil, d’un showroom, d’un FabLab pour le prototypage 3 D à destination des professionnels mais aussi des particuliers, d’un espace de coworking et d’un bureau pour la future association Rosovalor (outil de promotion du roseau) que Sébastien Illovic souhaite lancer avec des fournisseurs et d’autres industriels intéressés par cette matière.

 

Des salles de réunions occuperont la majeure partie du 1er étage, tandis que le 2e niveau accueillera le siège social de Rosobren qui quittera ainsi sa cohabitation d’avec ADEV 2 rue Jules-Ferry. Le 4e espace sera une grande terrasse pour permettre de phosphorer dans un cadre verdoyant et propice à la créativité. « C’est mon souhait d’attirer des talents de toute la région et au-delà dans un cadre environnemental magnifique pour participer à la conception intellectuelle des produits de demain. Ce site sera particulièrement stimulant pour développer une réflexion poussée », argumente-t-il. « Outre ces nouveaux matériaux à développer comme nous le faisons déjà avec le roseau, les coquilles d’huîtres, le marc de café, les sarments de vigne et autres végétaux au travers de la marque Dereen® développée par Rosobren, il reste plein de choses à imaginer en matière de collecte, de recyclage et de pédagogie par rapport à nos déchets. Rosolab sera l’endroit idéal pour ce faire. »

 

Un an de réhabilitation

 

Il n’y aura pas que les activités à l’intérieur du bâtiment qui seront exemplaires, sa réhabilitation et son extension le seront aussi avec un grand soin apporté aux matériaux utilisés (l’isolation, notamment, qui sera faite à base de roseau) et à leur dépendance énergétique. Ce qui a séduit l’Ademe qui a accordé une aide financière dans le cadre du 3e appel à projets « Fonds friche » à hauteur de 127 999 €. Le lancement du chantier, d’un coût global de 450 000 k€ et d’une durée approximative d’un an, devrait avoir lieu début 2023. « C’était une opportunité unique de pouvoir faire coïncider notre projet avec une participation à l’histoire locale. Nous ferons appel à des entreprises locales pour mener à bien cette réhabilitation, qui débutera par la mise hors d’eau de la partie encore couverte. Toutefois, je reste prudent quant à ce chantier, parce que les prix de construction ont beaucoup augmenté ces derniers mois à cause de la conjoncture. L’aide de l’Ademe, pour laquelle je n’ai pas plus de précisions pour l’instant, nous incite à lancer ce projet que nous autofinançons en grande partie. Comme je veux rester le plus possible autonome et sans endettement, on ne surinvestira pas si les coûts venaient à exploser » conclut le dirigeant.