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1er accélérateur pour les entreprises de l'Indre
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Roger-Pradier s'épanouit en pleine lumière

L’entreprise du patrimoine vivant créée en 1910 a franchi un nouveau cap, avec des locaux agrandis, mieux équipés et plus fonctionnels. Portant son site saint-maurois à 6 400 m², la PME (60 collaborateurs) est prête pour de nouveaux défis dans le monde du luminaire extérieur et assurer une meilleure synergie avec les autres composantes du groupe Rivalen.
Roger Pradier extension
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Mercredi 19 juin 2024

Le chantier d’agrandissement des bâtiments de l’entreprise spécialisée dans les luminaires extérieurs haut de gamme a duré un peu plus d’un an, de début 2022 à mars 2023, mais c’est en ce début juin qu’en a eu lieu l’inauguration officielle.

 

Rachetée par Tristan de Witte et intégrée à son groupe (Rivalen) en 2017, Roger-Pradier Outdoor Lighting a poursuivi sa modernisation non seulement au niveau de ses infrastructures, mais aussi du matériel de production. Ainsi, en février dernier, une nouvelle ligne dédiée au traitement de surface et au poudrage des structures de luminaires entrait en service. Courant mai, c’est un tout nouveau combiné découpeuse laser / poinçonneuse qui venait compléter la ligne de production. « Nos locaux qui datent de 1970 méritaient d’être rénovés et agrandis parce que nous arrivions aux limites de capacités et que nous voulions diminuer les risques professionnels pour les salariés. Pour ce faire, nous avons investi 5 M€ en comptant l’immobilier et le matériel. On prend le risque de se développer, grâce notamment au soutien de notre pool de banques (Crédit Agricole Centre-Ouest, Banque Populaire Centre-Ouest, Caisse d’épargne Loire-Centre, BNP), de Bpifrance et de deux fonds d’investissements privés, parce que nous avons de belles opportunités à l’export et que nous gagnons des parts de marché aussi en France depuis la fin de la pandémie », précise le Pdg qui a tenu à citer ses techniciens en charge de ce gros projet d’agrandissement, Sébastien Aufrère et Thierry Guillemin, ainsi que l’architecte Charles Oliviero, lors de son discours préliminaire aux visites officielles.

 

Une productivité accrue et plus sécurisée

La surface au sol a quasiment doublé pour être portée à 6 400 m², dont 5 500 m² dévolus aux divers ateliers (réception, stockage, métallerie emboutissage, repoussage, soudure par point, découpe, poinçonnage, pliage, cintrage, soudure classique, traitement de surface, poudrage, patine, assemblage et expédition). « Notre fierté, c’est que la production n’a jamais cessé, pendant les presque dix-huit mois de travaux » signale Sophie Mussche, la directrice opérationnelle dont le nouveau bureau compose, avec le bureau d’études et celui de services supports, tout un nouvel espace de 250 m² qui domine le site de production.

 

La nouvelle ligne de traitement de surface et poudrage permet une cadence quotidienne de 60 palonniers comportant une vingtaine de composants chacun (pouvant aller jusqu’à 1,10 mètre), soit 120 m² de peinture avec une vingtaine de coloris différents possibles. Encore en période d’apprentissage sur cette nouvelle machine qui court sur une partie des anciens bâtiments et une partie de l’extension, les équipes travaillent de façon plus sécurisée avec seulement deux manipulations humaines au lieu de dix auparavant sur l’ancienne ligne qui devrait être démontée d’ici début 2025, et avec une qualité accrue, du fait d’une plus grande précision due à l’automatisation des process.

 

L’entreprise utilise également déjà moins de produits polluants, pour anticiper notamment l’interdiction en septembre 2024 de l’utilisation du chrome VI. « Nous obtenons un gain de productivité de 25 à 30 %, avec la possibilité de faire des inventaires tournants pour suivre minute par minute où sont nos pièces », souligne la directrice opérationnelle. De plus, dans un souci de préservation de l’environnement, l’entreprise réutilise son eau, avec une politique de rejet zéro dans la nature.

 

De la France au monde entier…

Des ateliers Roger-Pradier sortent chaque année 50 000 luminaires, dont certains ornent des lieux prestigieux tels que l’Elysée ou des restaurants du Mont-Saint-Michel. 20 % de la production part à l’export, vers la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, le Moyen-Orient et l’Angleterre. Tristan de Witte vise également les Etats-Unis, où une filiale a été ouverte en 2019 et compte une quinzaine d’agents commerciaux supervisés par un directeur export tout juste recruté : « Cette filiale distribue aujourd’hui les luminaires produits à Châteauroux (pour un chiffre d’affaires d’environ 300 k$), mais à terme, lorsque nous arriverons à un chiffre d’affaires de 3 à 4 M$, nous créerons un site de production là-bas pour rester fidèle à notre politique de production proche de nos clients. »

 

Quant au site castelroussin, son surdimensionnement correspond non seulement à de nouvelles opportunités de marché, comme celles des luminaires de terrasse pour les restaurants français de Mc Donald’s, mais aussi à renforcer la synergie avec les autres entreprises du groupe Rivalen. « Nous commençons à équiper les terrasses des Mc Donald’s en Allemagne, en Suisse et au Maroc. Nous avons prochainement rendez-vous avec le géant américain pour être potentiellement référencé « monde », ce qui nous ouvrirait des perspectives intéressantes. Et nous allons internaliser 2 à 3 M€ d’achats d’approvisionnements pour le groupe Rivalen, Roger-Pradier travaillant ainsi de concert avec mes autres entreprises », poursuit le Pdg qui envisage de renforcer ses équipes avec l’embauche d’un responsable Qualité et d’un second opérateur sur découpeuse laser dans les prochains mois.

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