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1er accélérateur pour les entreprises de l'Indre

Avec son nouveau four, Pyrex® décarbone plus

Au moment où les périodes de canicule – conséquences du changement climatique – se succèdent, les grands groupes industriels visent à réduire leur empreinte carbone et leur dépendance aux énergies fossiles (gaz, pétrole…). C’est le cas de Pyrex® dont le nouveau four à fusion de verre borosilicate, dont la construction vient de se terminer, devrait permettre une réduction de 12 à 13 % des émissions de CO2, soit près de 1 100 tonnes par an, grâce à un mix énergétique plus performant.
Four Pyrex en cours de reconstruction - photo Claude Bin
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Mercredi 10 août 2022

Alors que le site castelroussin est en pleine reconstruction de son four pour la fusion du verre comme tous les cinq ans, le fabricant de plat en verre borosilicate cherche à diversifier son mix énergétique. Si la solution hydrogène n’a pas été retenue cette fois, pour des raisons de coûts, la décarbonation se réalise autrement avec un four qui fonctionnera désormais en majorité à l’électricité plutôt qu’au gaz. Ce chantier régulier, d’un montant de 7,2 M€ (sur les 8 M€ investis sur le site par La Maison du Verre®) a été l’objet d’une aide de 1,8 M€ de l’Ademe dans le cadre du volet transition énergétique du Plan France Relance. Ce four aura un volume un peu moindre que le précédent, ce qui influe déjà sur sa consommation. « Il fonctionnera désormais à 60 % grâce à l’électricité et 40 % au gaz contre un mix 50-50 auparavant. Cela devrait réduire aussi notre dépendance au gaz, mais les coûts énergétiques restent malgré tout très élevés à cause de la conjoncture actuelle et des besoins de tous », précise Claude Bin, directeur du site.

L’opportunité hydrogène étudiée

Le site castelroussin figure plutôt parmi les bons élèves au niveau national en matière de décarbonation. « Par rapport aux objectifs 2030 et 2050 de la COP21 de réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous sommes en avance sur notre feuille de route. L’Ademe et de grands groupes suivent de près nos actions en la matière », annonce Claude Bin, qui ne ferme pas la porte à l’apport d’hydrogène dans le mix énergétique à l’avenir. « Dans notre objectif de continuer à décarboner nos apports, nous faisons en permanence de la veille technologique pour voir si ce qui peut être amélioré et comment faire baisser nos factures en termes d’apports d’énergies. C’est d’ailleurs un dilemme pour nous, industriels, d’essayer de décarboner notre production au moment où les prix flambent et où les alternatives sont encore plus coûteuses. Il faut savoir que, sur un an, notre mix énergétique (électricité + gaz + oxygène) a augmenté de 15 %.  Nous avons testé l’opportunité hydrogène pendant d’une semaine avec l’ancien four, mais cette solution est encore trop onéreuse. Si nous incorporions ce fluide, la note serait de 20 % de plus que ce que payons déjà. Toutefois, nous menons une réflexion pour en intégrer dans notre mix énergétique dans deux ans, si les conditions économiques devaient enfin être réunies, ou dans cinq ans lors de la construction du prochain four. »