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1er accélérateur pour les entreprises de l'Indre
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Le sport, une filière championne dans l’Indre

Le 5 décembre dernier, au cours d’une conférence sur l’économie du sport en Région Centre-Val de Loire organisée par la Caisse d'épargne Loire-Centre à Châteauroux, ville-hôte des premières épreuves des Jeux olympiques 2024, Alain Tourdjman, Directeur des Études et Prospective du groupe BPCE, a démontré la dynamique et les perspectives de la filière sportive, ains que l’implication des collectivités territoriales dans son développement. Et noté surtout que l’Indre bénéficiait d’une stratégie à long terme d’attractivité par le sport.
Conférence sur l'économie du sport
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Mardi 12 décembre 2023

« Le sport, ce n’est pas que le PSG ! Cet écosystème innove et se développe en permanence. Il réunit un panel d’acteurs très différents : les ménages qui achètent ou louent des articles ou des services de sport, entreprises qui produisent des biens et des services, collectivités qui œuvrent pour permettre le sport de proximité et bien sûr, les associations sportives parfois employeuses » a lancé en préambule le directeur des Études et Prospective du groupe BPCE lors de sa conférence sur les enjeux et les impacts de l’économie du sport.

Conférence économie du sport Alain Tourdjman

En effet, le poids économique de cette filière équivaut ni plus ni moins à celui de l’hôtellerie-restauration, soit 64 Md€ annuels (2,6 % du PIB). Près d’un Français sur quatre (22,6 %) est licencié au sein des 360 000 associations sportives de l’Hexagone. En région Centre-Val de Loire, cette statistique monte à 23,3 %.

 

Le football reste le sport roi devant le tennis, l’équitation et le basket-ball. Si 70 % des Français déclarent avoir fait une activité physique au cours de l’année écoulée, beaucoup pratiquent seul le running ou le jogging, le sport étant alors vu comme bon pour la santé. « Les recommandations de l’ANSES sont un des axes qui ont fait progresser la pratique du sport ces dernières années. Le sport sur ordonnance croît énormément : 17 % des Français disent avoir bénéficié d’une prescription en ce sens. Le sport santé devient ainsi une sous-filière à part entière », résume l’analyste qui souligne également le fait que le sport se féminise de plus en plus : les fédérations comptent désormais 38,1 % de licences féminines au niveau national (+1,5 % par rapport à 2012), une proportion qui monte à 39,7 % en Région Centre-Val de Loire.

 

« Un autre fait marquant est la part prépondérante de l’investissement des collectivités dans le développement de la pratique sportive. Les dépenses des collectivités territoriales sont très sous-estimées par la statistique publique. Or, si l’Etat flèche au travers de l’Education nationale un peu moins de 7 Md€ par an à la dépense sportive, les communes, les EPCI et les départements y consacrent 12,5 Md€ - dont 4,5 Md€ d’investissements – par an, soit l’équivalent de deux Jeux Olympiques ! », souligne Alain Tourdjman. La Région Centre-Val de Loire compte 14 018 équipements sportifs (5,5 pour 1 000 habitants) sur les 318 000 existants en France (3,8 pour 1 000 habitants). 70 % des équipements indoor en Centre-Val de Loire font encore appel à des énergies fossiles, une dépendance qui reste problématique malgré les gros investissements réalisés. 

Conférence économie du sport équipements sportifs Centre-Val de Loire

L'Indre sur une bonne dynamique

 

Parmi les 18 420 associations sportives (601 000 licenciés) recensées sur les six départements du Centre-Val de Loire, 8 552 sont affiliées à une fédération et 1 908 sont des associations employeuses qui font travailler 4 600 salariés. Avec 161 associations employeuses qui salarient 272 personnes et un taux d’équipement de 9,8 pour 1 000 habitants, le département indrien se démarque également par sa dépense publique de 167 €/hb/an, un chiffre à rapprocher des 97 €/hb/an en France, ce qui le place dans le top 5 des départements métropolitains. A contrario, le Cher (85 €/hb/an), le Loir-et-Cher (88 €/hb/an) et l’Eure-et-Loir (95€/hb/an) font partie des départements ne jouant pas cette carte.

 

Grâce à ces investissements, 11 % des équipements sportifs de l’Indre datant d’avant 1985 n’ont pas encore été rénovés ou bénéficiés de transformation, quand il y en a encore 19 % dans le Loiret, 21 % en Eure-et-Loir, 22 % dans le Loir-et-Cher et au niveau national, 23 % en Indre-et-Loire et 30 % dans le Cher. « L’Indre est très au-dessus des chiffres nationaux dans de nombreux domaines, au point que j’ai cru que c’était une erreur. Recherches faites, il apparaît que c’est le fruit d’une véritable stratégie politique d’attractivité et que l’Indre est un « département associatif » d’où une grosse corrélation entre les investissements des collectivités et les animations des associations » conclut l’analyste qui alerte tout de même sur la chute du bénévolat, une problématique récurrente au niveau national.

 

Dernier point important, la filière sport en Centre-Val de Loire concentre le plus gros de ses 3 000 entreprises dans l'Indre-et-Loire et le Loiret, un domaine où l'Indre ne représente que 7 % du poids économique total.

Conférence économie du sport poids filière sport Centre-Val de Loire

 

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